EDITEUR A DOMICILE

Micro-éditeur

Devenir éditeur à domicile : hors de votre portée financièrement ? Pas si sûr. Vous penserez peut-être différemment après avoir parcouru le dossier consacré à cette technique d'édition bien particulière. Alors lisez les fiches suivantes pour apprendre à piloter une petite maison d'édition de chez soi :
• 1 - Conception »
• 2 - Rédaction »
• 3 - Saisie et mise en page »

4 - Techniques de la micro-édition »
• 5 - Distribution commerciale »

'• 6 - Imprimerie et imprimeurs »

1 Première étape : LA CONCEPTION

J usqu’à présent peut être, l’ordinateur n’était pour vous qu’un loisir ?

Il peut désormais vous permettre d'augmenter vos revenus en éditant à domicile vos propres écrits.

Cette fois, nous ne vous proposons pas une seule page comme à l'accoutumée mais bel et bien un véritable dossier complet avec une suite exceptionnelle de 8 fiches.

Apprenez en lisant cette fiche, à mettre tous les atouts de votre côté pour monter vous-même votre propre structure d'édition indépendante à domicile.

C’est ce que nous allons examiner ensemble dans cette annexe spéciale d’information.

Laissez vous donc guider en suivant notre pas à pas...

Comment devenir un éditeur à domicile ?

Un investissement limité

Impossible pensez-vous ? Cela nécessite trop de moyen, de savoir faire, de travail et de temps ? Pas obligatoirement :

le savoir faire : nous vous donnons les bases de celui-ci avec les fiches,

pour les moyens : vous allez découvrir qu'il ne faut pas forcément de grands moyens financiers pour se lancer... Un minimum d'investissement de départ, comme par exemple ce dont vous vous servez actuellement : un micro-ordinateur.

pour le travail : oui, il en faudra, vous le savez bien : les choses ne tombent pas du ciel, comme par magie. Mais Rome ne s'est pas fait en un jour : vous pouvez très bien travailler librement en dehors de vos heures d'emploi salarié à l'extérieur, à vos loisirs, quand bon vous semble et à votre rythme, sans pression, en ajoutant semaine après semaine, une pierre à l'édifice.

 

Profil recommandé

Une chose est essentielle, si vous voulez que le succès soit au rendez-vous : croire réellement en votre projet. Il faudra en outre :

avoir le goût de la recherche,

être persévérant,

avoir de la suite dans les idées,

posséder quelques notions de psychologies.

 

Imprimés et micro-édition

Comment réaliser son matériel publicitaire off-line (plaquettes commerciales, lettres de vente...), faire la mise en page et éditer des livres, périodiques, publications spécialisées, mensuels et autres newsletters ? Comme vous avez déjà pu vous en rendre compte, beaucoup de concepts d'activités à domicile peuvent passer par la fabrication d’imprimés. Même si vous ne souhaitez pas monter une entreprise d'édition, lire le dossier complet vous sera toujours utile. Travail-a-domicile.net vous explique comment, étape après étape, tirer parti de la micro-édition.

Découvrez comment vous pouvez, seul, devenir un véritable homme-orchestre de l'édition et cumuler différentes activités :

celle du rédacteur,

du metteur en page,

de l'éditeur,

et du vpciste.

Ce type d'activité n'est pas à classer dans la catégorie 'salariée à domicile' mais dans celle du travailleur indépendant. Il faudra donc vous déclarer en nom propre (en micro-entreprise, entreprise) voir, plus tard, en société.

Nous vous donnons toutes les solutions pour avoir votre propre maison d'édition à domicile. Tout ceci, avec un faible investissement de départ et en prenant très peu de risque par la suite.

Mais passons en revue toute la chaîne des opérations d'une entreprise d'édition à domicile : de l'idée initiale du livre au produit fini et commercialisable. Commençons donc ci-dessous par le commencement : le choix crucial des idées...

 

Le choix du concept, des idées et du manuscrit

Le livre, voie royale de la connaissance

Vous n'avez pas de gros moyens de départ et désirez monter votre structure en vendant vos propres produits ? Si vous ne deviez retenir qu’une idée, ce serait celle-ci : vendre du papier et des idées et les vendre un bon prix, voilà une des clef de la réussite. Cette notion, aussi simple soit elle, justifie amplement la présence de cette fiche. Encore faut-il trouver la bonne idée susceptible de plaire à un public bien précis. 2 idées importantes :

Le texte est une matière première gratuite à produire (elle ne demande que du temps et du travail),

Par ailleurs, encore beaucoup de domaines entretiennent une certaine rétention d'informations.

En proposant l'accès à cette connaissance, vous faciliterez la vie à bon nombre de personnes intéressées par un sujet particulier. Votre rôle sera en fait de collecter et d'organiser les informations. Grâce à votre travail, vous épargnerez ainsi à vos lecteurs, toutes les longues démarches pour réunir eux-mêmes les informations qui les intéressent et leur ferez gagner ainsi un temps précieux. Encore faut-il savoir trouver les bons thèmes.

 

Trouvez une 'niche'

La page que vous êtes en train de lire sur votre écran n’a pas vraiment le profil d'un roman littéraire, ni d’un texte classique de livre, mais il en a pourtant la spécificité et l’usage. C’est un produit de l’entre deux, un produit hybride et se lancer aujourd’hui avec ce type de produit peut s’avérer des plus rentables. L’objectif au départ est donc de chercher des idées neuves, pour concevoir par la suite des textes qui répondent au besoin et à l’envie précise d’un public ciblé, un public de 'niche' pour parler en terme de marketing. Votre but n’est pas d’écrire pour le public le plus large possible. Laissez cela aux grandes maisons d’éditions.

 

Les guides techniques de formation

Votre imagination doit vous conduire à une nouvelle conception de l’idée du livre. Les guides pratiques, et autres manuels 'à faire soi-même', les méthodes, les guides regroupant des informations complètes, un savoir-faire sur un thème (les ‘How-To’ comme les appellent les Américains) sont un un excellent créneau en marge de l’édition classique.

 

Suivez les tendances

Inspirez vous de livres qui marchent actuellement, dans le domaine des livres pratiques. Voici quelques exemples non exhaustifs :

la santé, la forme et le bien-être,

le développement personnel, l'ésotérisme,

les livres pour enfant,

les manuels sur une technique particulière : les '1001 façons de créer du trafic sur son site web' par exemple, ou 'Comment tirer des revenus de son site web', ou encore 'Apprendre à faire des économies', 'Devenir pigiste en 10 leçons' etc...

Les annuaires répertoriant toutes les adresses utiles d'un même secteur : exemple '4000 maisons de retraite en France'. Outil idéal pour tous les enfants cherchant ce type d'organisme pour leurs parents car il est souvent très difficile de trouver une place dans ce type d'établissement pour les personnes vieillissantes.

Ce ne sont là que des exemples repérés dans la presse, à vous de trouver vos propres sujets.

Servez-vous aussi des statistiques sur le livre et l’édition, que publie chaque année le Syndicat National de l'Edition dont voici l'adresse postale et électronique :

 

Site web : snedition.fr »

Choisir si possible un domaine qui vous intéresse, vous passionne, où encore que vous connaissez déjà bien. Développez vos connaissances pour devenir l'une des personnes les plus compétentes dans votre domaine. En maîtrisant parfaitement votre sujet, vous pourrez plus facilement déceler les interrogations, les zones à éclaircir et les services à rendre pour venir en aide à tous vos lecteurs.

Rappellez vous : n'importe quel thème, aussi anodin ou futile qu'il puisse paraître au départ, peut, s'il est bien documenté, intérresser un type précis de lectorat, une niche de lecteur bien spécifique.

 

Où chercher les informations ?

Dans les bibliothèques, les médiathèques, les librairies, la presse, sur internet, dans les émissions de télévision, à la radio...

Demandez des documentations des éditions spécialisées dans les guides. Faites-vous parvenir, par exemple, des catalogues des éditions Dangles, De Vecchi, Marabout etc... : elles sont en permanence à la recherche de nouveautés. Etudiez leurs catalogues et leurs livres et faites de même, sans pour autant les copier.

Empruntez les idées à des jeunes maisons d’édition du monde entier entrain de réussir. Etre à l'affût des bonnes idées. Restez toujours à l’écoute des idées pour les appliquer ailleurs et autrement.

Surfez sur l'internet étranger pour découvrir les nouveaux sujets dont on parle et qui risquent fort, dans quelques temps, d'arriver dans nos pays. Vous aurez peut-être la chance d'être les premiers à profiter d'une mode : le succès est alors assuré...

Bref, rassemblez le maximum d'informations sur votre thème pour donner naissance à un guide conçu intelligemment, bien documenté, utile et pratique.

 

Elaborez un plan détaillé

Réunissez toutes vos idées et organisez-les : construisez au préalable un plan squelettique répertoriant hiérachiquement toutes ces idées. Les idées doivent s'articuler entre elles de manière harmonieuse. Plus votre plan sera détaillé, plus il vous sera facile de passer à l'étape décisive, celle de l'écriture. Utilisez les introductions, les chapitres, rubriques, sous rubriques, conclusion etc...

 

Réfléchissez au médium utilisé

Vous devez bien vous mettre en tête également, qu’un bon livre est un ouvrage différent des autres. Des voies inexplorées existent encore au niveau de la forme comme du contenu. Le livre d'accord, mais également les newsletters, les lettres hebdomadaires disponibles par abonnement, qui tiennent vos lecteurs en haleine d'une semaine à l'autre.

N’y-a-t-il que sous la forme de pages papier que la connaissance peut être diffusée ? Les informations peuvent par exemple, être facilement délivrées :

directement sur un écran par le web (comme cette fiche par exemple),

ou encore via un CD-Rom, un DVD de manière intéractive.

D’autant plus que vous pouvez vous procurer ce type de produit pour quelques euros seulement et le revendre avec une forte marge bénéficiaire. Un simple graveur de CD ou de DVD suffit pour enregistrer les données numériques sur ce type de support...

 

Complémentarité

Pensez également à la complémentarité d'un site internet d'informations : vous commercialisez des informations sur support papier sous la forme d'un livre sur lequel vous donnez l'adresse de votre site internet : des informations supplémentaires seront données directement en ligne sur ce 2ème support. Un bon moyen pour :

faire 'd'une pierre 2 coups' : l'occasion pour vous d'une publicité gratuite pour votre site et augmenter ainsi l'audience de ce dernier en créant une petite communauté virtuelle sur votre thème.

être en prise directe avec vos lecteurs : par l'intermédiaire d'un formulaire ou d'un simple e-mail vous recueillez toutes leurs questions, leurs interrogations. Vous déterminez avec précision qui sont vos lecteurs : votre cible est établie avec netteté. Idéal pour enrichir vos informations en répondant à l'attente précise de vos lecteurs.

créer un forum sur votre site : faites réagir vos lecteurs, organisez des débats.

constituez un annuaire payant (petites annonces, de sites webs sur le même sujet, etc...).

 

Une des idées les plus inventives est Francaise

Enfin pour finir, voici le cas original d'une personne ayant de la suite dans les idées. Il y a quelques années, un petit éditeur a eu l’idée géniale de publier un livre d’après lequel une sculpture de chouette coulée dans l’or, d’une valeur de 150 000 € (1 million de francs), serait enterrée quelque part en France. L’ouvrage, qui comporte des énigmes à résoudre pour retrouver le précieux butin, s’était vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, tout cela sans bruit, sans qu’on en entende parler de cet éditeur inconnu. Si l’on ajoute les ventes par correspondance de matériels associés (détecteurs de métaux...) et les dizaines de milliers de connexions (minitel/internet) mensuelles, dues aux échanges d’informations entre chercheurs et à leurs contacts avec l’auteur, cette nouvelle quête du graal est le nec plus ultra de l’intéractivité. C’est aussi une belle rente pour l’inventeur.

Pour la résumer cette idée rassemble donc : un livre, un objet précieux, un réseau internet et des produits / gadgets en VPC. Autant dire qu’on a à faire ici à une véritable entreprise, basée sur l’énigme, née d’une idée toute simple, celle de la chasse aux trésors. Ici, le mot clef de l’affaire est le mot 'secret' et le point de départ est un livre. A vous d'en faire autant...

2 LA PHASE D'ECRITURE

V votre choix s'est arrêté sur une idée : vous pensez que vous pouvez en tirer un guide pratique et consistant propre à satisfaire un public ciblé. Passez alors à l'étape essentielle, celle de la rédaction de votre manuel. Quelles sont les différentes possibilités d'obtenir le rédactionnel pour votre ouvrage micro-édité ? Nous vous donnons ci-dessous toute les pistes...

La rédaction effective

Passez à l'étape délicate de la rédaction : beaucoup de personnes sont réticentes à écrire un livre car elles ne se sentent pas capables. Pourtant, vous n'avez pas besoin de talent littéraire particulier pour écrire un guide mais bel et bien de retranscrire au lecteur, le plus fidèlement possible, vos idées. Rédiger un manuel ne doit donc pas vous effrayer.

Le plus important est d’avoir de bonnes idées de départ et surtout l’envie de rédiger soi-même son texte, le reste n’est que travail et structure. Tout le monde a les capacités d'écrire : c'est simplement une question de motivation.

Pourquoi ne pas tenter alors l'expérience ? Cela ne vous coûte rien mis à part du temps, du travail et... du papier. Car du travail, c'est vrai, il en faudra : pour la recherche de documentation, pour défricher ces documents et pour l'écriture effective de votre ouvrage.

Techniques d'expression écrite : vous n'êtes pas là pour écrire un poème ou un roman littéraire. Vous faites un livre pour communiquer des idées pouvant rendre service à vos lecteurs.

Toutes les idées doivent être exprimées de façon claire et correcte,

à l’aide de phrases simples et courtes, allant à droit l'essentiel.

Le langage utilisé doit être le plus simple possible, sans être pour autant simpliste.

Les mots employés compréhensibles par tout le monde. Les termes techniques doivent être définis et expliqués avec précision.

Exprimez-vous dans un style vivant et dynamique : votre texte doit interpeller le lecteur.

Utilisez des phrases interrogatives, des mots en gras, italiques ou soulignés etc...

Aérez votre texte pour qu'il soit plus agréable à lire et pour en faciliter les recherches internes : ajout d'introductions amenants les sujets, conclusions synthétiques, titres, sous-titres, rubriques, une idée par paragaphe avec retour à la ligne...

Le texte achevé doit être relu et corrigé de toutes ses éventuelles fautes syntaxiques et orthographiques.

Soyez inventif, n'oubliez pas que le public est friand de découverte. Truffez donc votre ouvrage :

d’adresses utiles (postales et électroniques de toutes sortes),

de références,

de schémas d’explication, de diagrammes, de tableaux,

de techniques (avec des noms intrigants),

de règles d'or et autres trucs et astuces,

de différentes manières de s'y prendre,

de choses à ne pas faire,

de différents types de contrats, de formulaires pré-remplis,

de textes juridiques,

d'aspects sociaux et financiers,

de chiffres parlants,

de statistiques détaillées etc...

 

Répétons-le : écrire vous-même votre guide est la solution qui demande le plus de travail mais qui reste, somme toute, la plus économique et par la suite, la plus rentable : cela n’exige aucun investissement, si ce n’est l'achat de documentations. Mais pour X raisons, vous souhaitez ne pas vous occuper de toute la partie rédactionelle de votre ouvrage.

3 autres solutions s’offrent alors à vous :

1 - Commander un stock de livres directement à un éditeur spécialisé, à un tarif avantageux, en prenant soin de sélectionner la spécialisation la plus sûre et la plus rentable. Le livre est donc déjà écrit par un auteur que vous ne connaissez pas et déjà publié par un éditeur avec lequel vous êtes en relation commerciale. Le plus facile mais aussi le plus onéreux et donc le plus risqué. Le tarif unitaire est bien entendu dégressif plus le nombre d'ouvrages commandés augmentent. A vous d'évaluer vos risques.

2 - Repérer les titres qui marchent relativement bien à l’étranger dans la V.P.C. (les Etats-Unis et l'Allemagne) ont souvent de bonnes idées d’éditions), les importer et les faire traduire. Attention, royalties à reverser à l’éditeur et/ou à l’écrivain lors de la vente de ces ouvrages sur votre territoire. Nécessite l'établissement obligatoire d'un contrat signé par les 2 parties stipulant différentes clauses particulières. Des frais de traduction sont également à prévoir.

3 - Faire sous-traiter le travail d’écriture à un rédacteur professionnel. Vous avez une idée de livre, vous mûrissez un titre accrocheur, déterminez l’esprit de l’ouvrage, la façon de l’écrire, élaborez un plan détaillé, recherchez des livres et autres documentations sur le même thème et confiez l'écriture à une personne pour ses talents de rédacteur ou pour sa connaissance précise d’un sujet. Pour certains manuels techniques, vous avez la possibilité de recruter dans les milieux universitaires ou professionnels. Peut-être serez-vous dans l’obligation de rewriter le manuscrit, si vous aviez confier le texte à une personne compétente dans un domaine donné mais s’exprimant mal à l’écrit. C’est à vous de voir. Vous pouvez également passer par des rewriters professionnels : ce sont des spécialistes du style et de la syntaxe qui relisent le texte en le débarrassant de ses fautes (grammaticales, contresens, redites, reformulation de certaines phrases peu compréhensibles, regroupement d'idées et de thèmes...).
Pour faire écrire votre livre, vous pouvez également effectuer une recherche dans votre région à partir des pages jaunes à 'écrivain', 'écrivain public' ou 'rédacteur spécialisé' : avant de choisir votre rédacteur, renseignez-vous sur ses méthodes de travail et demandez-lui des références pour juger ses capacités rédactionnelles. Les écarts de tarifs peuvent être très grand. Cette personne, pourra être rémunérée au forfait ou à un pourcentage sur les ventes.

Le Syndicat National de l'Edition a mis au point 2 contrats type d’édition, dérivés de la loi de 1957 : l’un pour les livres de littérature générale, l’autre pour les livres techniques, scientifiques... Site web : snedition.fr »

Développement, ' nègre ' et pseudonymes

Développement de votre affaire d'édition : l’affaire se révèle encore plus juteuse, si vous abordez différents domaines (ayant des points communs entre eux), avec pour chaque secteur un rédacteur spécialiste travaillant en indépendant à son domicile et rémunéré au forfait par vos soins. Petit à petit, vous serez à la tête d’une petite équipe indépendante de rédaction sans vous trouver dans la situation contraignante d'embaucher des salariés.

'Nègre' : dans tous les cas, ce sera toujours vous l’éditeur et même l'auteur si vous le désirez : en effet, vous pouvez utilisez le travail d'écriture d'un rédacteur en signant de votre nom le livre à sa place. Cela est tout à fait légal. Plus connu dans l'édition sous le terme de ' nègre ', cet écrivain rédige anonymement pour quelqu'un qui le signe, un travail littéraire. Le ' nègre ' cède alors ses droits d'auteur et de propriété intellectuelle de l'oeuvre qu'il a écrite. Sa rémunération est fixé forfaitairement dans un contrat.

Pseudonymes : vous pouvez également, si vous désirez ne pas faire apparaître votre nom sur les livres, prendre ce que l'on appelle, un pseudonyme littéraire. Cela peut être utile pour une deuxième raison : en multipliant les sorties, il sera peut-être nécessaire d’adopter différents pseudonymes pour marquer plus fortement l'identité de chaque collection de livres.

 

Vous pouvez même pousser cette politique du ‘délégation’ beaucoup plus loin, en évitant de chercher vous-même des clients, et en esquivant le processus de fabrication du livre, voici comment :

Cas particulier du rédacteur à domicile pour le compte d'éditeurs

Les librairies sont souvent submergées par l’arrivée massive de nouveautés. Mais curieusement et contrairement aux idées reçues, les maisons d’édition sont à l'affût en permanence de livres, mais de livres intéressants et surtout rentables. Pourquoi ne pas réfléchir et présenter vos concepts d'ouvrages pratiques à des éditeurs spécialisés.

1 Construire son réseau relationnel : Il faut tout d’abord vous faire connaître et constituer un solide réseau de contacts avec ces éditeurs. Vous leur proposerez ensuite vos idées de manuscrits, ordonnées en plans détaillés et accompagnées de titres accrocheurs. Plus tard, avec la confiance installée entre les 2 parties, ce seront les éditeurs eux-mêmes qui vous passeront commande de la rédaction d'un ouvrage sur un thème à la mode.

2 Contactez les magazines : ce qui fonctionne bien également, est de proposer ce type de service pour le compte de certains magazines. Beaucoup de revues, pour équilibrer leurs comptes, publient en effet des ouvrages plus ou moins spécialisés en fonction de leurs créneaux. Elles y trouvent là de nombreux avantages : frais publicitaire quasiment nul et lecteur parfaitement ciblé. Saisissez cette opportunité.

3 Désengagement du processus de création. Ultime étape, si l'on pousse l'idée du 'rédacteur pour le compte d'auteur' à l'extrême : vous faîtes écrire par une tierce personne, un rédacteur professionnel, le guide spécialisé pour le compte de l'éditeur avec lequel vous avez un contrat. Vous gagnerez moins certes, mais cette situation vous épargnera tout le travail de conception. Cela vous laissera le temps de développer votre réseau de maisons d'édition tout en restant à l'affût des idées de manuels qui marchent. Bien entendu, l'auteur est un ' nègre ' qui travaille pour votre compte mais c'est votre nom qui apparaît sur la couverture des ouvrages. Vous n'êtes alors plus qu'un agent intermédiaire entre l'éditeur et l'auteur et ne gagnez de l'argent qu'avec vos idées. Plus elles seront bonnes, plus les ventes d'ouvrages grossiront et plus vos revenus augmenteront.

4 Rémunération : vous toucherez comme n’importe quel auteur des droits d’auteur (même si vous avez préalablement fait écrire l’ouvrage par une autre personne en tant que 'nègre'), à chaque fois que votre livre sera vendu en librairie (entre 5 et 10 % du prix) et à chaque réédition si réédition il y a. Vous vous mettrez d’accord pour que vous receviez des avances sur vos futurs droits d’auteur, pour que celles-ci couvrent vos frais d’écriture. Les droits que vous récolterez par la suite, seront tout bénéfice et constitueront une sorte de rente.

5 Statut : si vous rédigez des ouvrages pour le compte d'éditeurs, vous serez considéré comme écrivain et vous relèverez donc de la caisse des auteurs de l'Agessa (Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs) dont voici l'adresse du siège social et le lien web :

Site web : agessa.org »

3 SAISIE & MISE EN PAGE

L a rédaction de votre texte est terminée : vous avez écrit (ou fait rédiger par une autre personne) votre guide pratique. Vous avez en main des dizaines voir des centaines de pages sur votre sujet, qu'il va falloir rendre lisibles et accessibles à vos lecteurs.

Une grande étape dans l'élaboration de votre ouvrage est celle de la mise en page... Ne négligez pas cette étape : cette opération participant à l'aspect final de votre guide, constitue un grand pas de l'évolution de votre manuscrit vers l'ouvrage imprimé.

La saisie

Lors de la rédaction, saisissez votre texte brut à l’aide d'un traitement de texte sur votre ordinateur (type word ou autre) ou d'un simple éditeur de texte (style bloc-notes, wordpad...). Rédigez votre texte par paragraphe, sans tenir compte des longueurs de ligne et sans effort de mise en page. Concentrez vous seulement sur ce que vous écrivez, sur le sens de votre texte. Vous pouvez également, bien entendu, rédiger directement à partir de votre logiciel de mise en page favori.

L'utilisation d'un traitement de texte est très simple. Certains préfèrent écrire à la main mais cela reste tout de même une perte de temps : les ordinateurs sont tout de même bien pratique pour ce genre d'activité. Sur l'écran, votre livre prend rapidement forme sous vos yeux, à chaque étape il se modèle d'avantage, le texte malléable, se structure et s’enrichit petit à petit. Vous pouvez copier, déplacez des blocs de texte voir les supprimer. Le texte virtuel est alors bien plus 'maniable' qu'un texte manuscrit, et les corrections bien plus faciles à effectuer, sans rature et sans flèche partant dans tous les sens. Avec l'ordinateur, vous n'obtenez plus un brouillon incompréhensible, mais déjà un texte prêt à être mis en page.

Pensez à enregistrer régulièrement votre texte sur le disque dur de votre ordinateur. Chaque séance de travail sera également mémorisée par précaution sur un support de stockage amovible externe (disquette, Zip, CD...).

 

Relecture du tapuscrit

Le texte de votre ouvrage est entièrement saisi. Imprimez-le alors sur feuilles de papier : la lecture d'un texte est tout de même beaucoup plus agréable imprimé que visible sur un écran d'ordinateur. De toute évidence, une préparation et des relectures s'imposent :

Le texte a peut être besoin d'être restructuré pour être plus cohérent. Plusieurs moutures sont parfois nécessaires pour bien amener le texte et les idées et affiner ainsi le sens global.

Il faudra relire votre texte plusieurs fois : ne serait-ce que pour le débarrasser de ses éventuelles fautes d'orthographes et grammaticales. Rien n'est plus désagréable qu'un livre rempli de fautes. C'est important : il en va de la crédibilité de votre texte et de votre ouvrage.

Faîtes relire vos pages également à vos proches : une vision neuve de votre texte permettra de déceler les dernières erreurs qui vous ont échappées. Par ailleurs, le sens du texte doit être réellement compréhensible par tous.

Vous êtes alors enfin prêt à mettre en page le texte ainsi produit par vos soins. Votre texte doit alors prendre la forme d’un texte d'ouvrage. La mise en page est la première étape de transformation de votre texte en vue d'obtenir au final, un produit manufacturé, consultable par tous.

 

La mise en page

Il n’y a pas si longtemps, la chaîne éditoriale était des plus complexe, avec l’intervention de nombreux spécialistes et des techniques lourdes à gérer pour une indépendant : mais il y a quelques années, l'apparition de l'informatique est venue tout simplifier. Par exemple, la mise en page assistée par ordinateur peut être effectuée par vous même, à votre rythme et à partir de votre domicile...

Conseils de mise en page : mettre en page un texte de guide pratique n'est vraiment pas sorcier et ne nécessite pas de grande compétence, d'autant plus que vous pouvez suivre les exemples de milliers de manuels vendus déjà dans le commerce. Vous avez sûrement déjà chez vous, sous la main, des guides de ce style. Inspirez-vous de leurs mises en page intelligemment :

aérez votre mise en page : utilisez fréquemment les retraits, les 2 points, les puces et les retours à la ligne.

pagination : la numérotation des pages de votre livre se fait automatiquement par logiciel. Les chiffres peuvent être agrémenter d'un motif/logo revenant sur toutes les pages.

petits éléments graphiques se répétant sur le haut ou sur le bas de toutes les pages et donnant une identité forte à votre ouvrage.

répétition du chapitre / titre du chapitre sur le haut ou sur le bas de toutes les pages : repère permettant au lecteur de savoir rapidement dans quel chapitre il se trouve.

faites des titres, des sous-titres avec une graisse plus épaisse.

pour le texte lui-même : utilisez une police de caractère lisible (si possible avec sherif comme les Garamond, les Times...).

Accentuez les mots importants en gras, italiques, ou soulignez les : donne du dynamisme à votre texte.

réservez les typographies plus originales aux titres et aux rubriques.

annotations en bas de page en italique sous un trait.

insérez des éléments graphiques, des tableaux, des diagrammes d'explications, des schémas illustratifs, des photos/dessins en N/B, des petits symboles et autres pictogrammes : égayez vos pages en les rendant plus graphiques donc moins ennuyeuses.

encadrez les adresses : les coordonnées que vous donnez motivent souvent les lecteurs en excitant leur curiosité. Mettez-les en avant en les faisant ressortir de votre texte.

Bref, évitez les kilomètres de texte plat et insipide. Soignez la mise en page pour rendre votre texte, vivant et agréable à lire. Vous pouvez étayer votre manuel d’illustrations couleurs, mais vous devez savoir qu’il peut y avoir une grande différence de prix au niveau du tirage entre un livre illustré en couleur et celui ne comportant que du texte et des graphiques en noir sur blanc.

Pour la couverture : prévoyez-la en une ou 2 couleurs. Si vous désirez intégrer une photographie, vous pouvez la retoucher au préalable avec votre logiciel de retouches d'images favori. Photoshop est le nec plus ultra dans ce domaine. Si vous souhaitez réaliser un logo ou des dessins vectoriels, il faudra vous tourner vers des logiciels comme Illustrator.

Logiciels de mise en page : en ce qui concerne la mise en page, le logiciel le plus connu est sans conteste QuarkXpress. Pour citer un exemple parmi tant d'autres, tous les magazines distribués en kiosque l'utilisent. Depuis sa sortie initiale en 1987, QuarkXpress est le logiciel de mise en page et de conception phare du secteur de l'édition dans le monde entier. Ses fonctionnalités avancées, qui vont d'outils complets de mise en page et de création des graphiques jusqu'à des fonctions sophistiquées de prépresse et de sortie finale des documents, vous assistent tout au long du processus d'édition. Il s'agit de la solution de choix adoptée par tous les intervenants clés de l'édition, notamment les spécialistes de la mise en page, les typographes, les rédacteurs et les imprimeurs.

La mise en page s'effectue en ouvrant et positionnant à la souris des blocs de textes ou d'images sur des pages au format prédéterminé par vos soins. Voici quelques unes des fonctionnalités intéressantes de Quark Xpress :

des palettes amovibles et intéractives pour visualiser et modifier un certain nombre de paramètres sur textes (choix des polices de caractères, des tailles, des tabulations, option italique ou gras...), images,

feuilles de style et couleurs,

bibliothèques d’éléments utilisés fréquemment,

contrôle typographique extrêmement précis,

habillage des formes irrégulières,

prévisualisation avant import d’images, de photos ou de graphiques de toutes sortes avec liaison au texte,

rotation des textes et illustrations au centième de degrés près,

fonctions d’anamorphose et d’effet miroir horizontal et vertical,

impression de pages discontinues,

palette de contrôle pour affecter aux objets et aux images position et dimension,

attributs typographiques du texte,

identification des polices installées et suggestion de substitutions intelligentes en cas de polices manquantes sur votre système,

des dizaines de filtres d’import/export, et support automatique de documents composés,

séparation des couleurs (pour l'imprimerie)...

Grâce au logiciel X-press, les modifications graphiques et autres corrections typographiques de toutes sortes sont grandement facilitées. En outre, le travail achevé, vous prendrez soin de conserver le support de stockage numérique (disquette, zip, CD) : vous pourrez plus tard mettre à jour rapidement votre texte pour une éventuelle réédition. Une grande partie du travail sera donc déjà réalisée pour la question de la mise en page, vous irez donc vite.

Xpress est un des logiciels les plus professionnels du marché pour la mise en page, donc le plus cher. Dans la même veine, il existe également PageMaker. Ces logiciels étant hauts de gamme, si vous débutez, il serait préférable peut être de s’équiper meilleur marché. La seconde liste que nous vous donnons comporte des logiciels suffisants à couvrir largement les tâches de mise en page de texte, et pour des sommes beaucoup plus modestes :

- Microsoft Publisher par exemple, est quant à lui le logiciel de mise en page le plus accessible pour un débutant et permet d’obtenir rapidement des résultats. L’apprentissage se réalise sans difficulté au fur et à mesure de l’utilisation grâce à une prise en main claire et guidée avec mini-démonstrations, 18 assistants dont un pour la création de logos, et des conseillers de mise en page et d’impression (sur imprimantes personnelles ou chez l’imprimeur) de livres, de brochures, de livrets, de mise en couleur...

- Avec un logiciel de traitement de texte style Word, également, vous pouvez réaliser aisément une mise en page simple de votre guide pratique.

 

Ajout constitutif d'une édition professionnelle

Généralement, un ouvrage édité professionnellement se doit de comporter les pages de constitution suivantes :

Pour le début de votre guide :

une 'première de couverture' (la couverture face avant) : titre sous - titre - auteur - maison d'édition + graphisme à votre convenance.

'2 de couverture' (le verso de la couverture en question) : généralement vide.

une page de garde, feuillet blanc, placé au début et à la fin d'un livre.

la page du titre reprenant les éléments textuels de la première de couverture.

sur le verso de cette page de titre inscrivez l'I.S.B.N. et l'avertissement légal protégeant vos écrits :

'Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de 'votre entreprise d'édition' est illicite (loi du 11 mars 1957, article 40, 1er alinéa).

Cette représentation ou reproduction illicite, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal.

Tous droits réservés. Aucune reproduction, même partielle, y compris par photocopies, microfilm, enregistrement, scanners, stockage sur ordinateur n’est légale sans autorisation.

Tous les produits sont des marques déposées de leur société respective.'

Ajouter une 'note de l'éditeur' si besoin est : annotations juridiques...

une page 'table des matières' ou 'sommaire' découlant tout naturellement de votre plan détaillé.

un avant-propos, une préface et/ou une introduction.

la légende de l'ouvrage, accessoirement si elle existe.

des remerciements.

enfin, tous les chapitres constituant la matière principale de votre ouvrage.

Traditionnellement, les usages de l'édition veuillent qu'on trouve également au final d'un ouvrage :

un index de fin d'ouvrage : liste alphabétique des mots clefs, des sujets, des noms, apparaissant dans votre ouvrage, avec les références permettant de les retrouver (n° de page - chapitre, etc...). Très utile pour l'orientation de vos lecteurs, pour trouver rapidement une information 'à la volée'.

les mentions obligatoires : dépôt légal, I.S.B.N., le copyright année d'impression.

une page avec au bas, la phrase :

- achevé d'imprimer sur les presses de l'imprimerie 'X',
- ou mention 'micro-édition' si il y a lieu : n'oubliez pas de mentionner sur votre livre 'imprimé en micro-édition numérique' ou 'imprimé et relié par nos soins'.
- 'date',
- dépôt légal 'date', 'n°'.

une page mention 'imprimé en France' (ou un autre pays).

une page de garde vierge.

'3 de couverture' : généralement vierge.

'4 de couverture' (le dos de de votre ouvrage) : répétition titre, auteur, un texte de lancement / résumé pour éveiller l'intérêt de vos lecteurs, les points forts de votre livre puis en bas : I.S.B.N., code barres, prix en euros. La maison d'édition, son adresse. Eventuellement en petit caractère l'auteur de la couverture.

 

4 LA MICRO-EDITION IMPRIMEE ET SES TECHNIQUES
ou l'impression numérique à dom
icile

Bb bien entendu, passer directement à l'étape de l'imprimerie peut constituer un grand risque financier. Ce risque peut être contrôlé grâce à une technique apparût il y a quelques années, la technique de la Micro-édition imprimée...

Effectivement, en ce qui concerne l'édition de livres, la micro-édition offre de multiples avantages. Il n’y a pas si longtemps, la chaîne éditoriale était des plus compliquée, avec l’intervention de nombreux spécialistes, dans des domaines variés, mais récemment la Publication Assistée par Ordinateur (P.A.O.) est venue tout simplifier. Il est désormais très facile de publier, à partir de chez soi, toutes sortes de documents imprimés sur support papier...

L'étape de l'impression laser numérique

La micro-édition numérique appelé également éditique, permet d’éditer un document à partir d’un micro-ordinateur, sur lequel est réalisé, au préalable, la saisie des textes et la mise en page. Associée au computer, une imprimante sort directement un original qu’il ne reste plus qu’à reproduire autant de fois que vous le désirez.

En ce qui concerne l'impression des pages de votre ouvrage, préférez les imprimantes laser N/B actuelles aux jets d'encre : elles permettent de produire un texte avec une résolution de qualité, quasiment comparable à l'imprimerie et à l'offset. Réservez votre imprimante jet-d'encre couleur, pour les quelques pages couleurs si vous en avez : votre appareil doit posséder tout de même une bonne résolution pour donner un bon rendu visuel, une bonne définition à vos photos/dessins/graphiques et conférer à l'ensemble un aspect professionnel.

Dans la chaîne de la micro-édition, l’imprimante personnelle remplace donc le coûteux matériel offset de l'imprimeur (photocomposition, films, gravure des plaques et impression sur rotative). Pour tous les ouvrages à faible tirage, et ce sera le cas pour vous, tout au moins au départ, l’édition électronique s’avère la solution la plus appropriée et la plus rentable. Pour des tirages à moins de 500 exemplaires, l’impression laser est nettement plus économique : jusqu’à 70% moins cher que la fabrication traditionnelle. Coût de l’opération : quelques centimes par page.

Signalons également que des impressions numériques lasers peuvent être réalisées chez certains professionnels et dans certaines imprimeries : l'occasion de réaliser en mini-série certaines pages en couleur ou les couvertures de vos ouvrages. Bien entendu, pour le simple texte noir, aucun problème : une imprimante laser personnelle suffit largement. Il y a encore quelque temps, certains allaient même jusqu'à photocopier l’original issu de l’imprimante laser, pour faire baisser les coûts : mais cette technique tend à disparaître aujourd'hui.

 

Conseils pour réduire les coûts d'Impression

De façon générale, utilisez toutes les fonctions de votre imprimante pouvant réduire le coût à la page imprimée. Par exemple la fonction 'économode'. Sur une feuille, cela ne se sent pas, sur les 200 pages d'un livre (puis sur des centaines de livres) vous ferez de grandes économies d'échelle. Faîtes le calcul.

Par exemple, en ce qui concerne le texte, ce dernier peut être aussi bien imprimé en résolution 300 dpi à la place des 600 dpi pour un rendu équivalent. Par contre, vous ne pouvez pas faire la même chose avec les images ou les photos de votre ouvrage.

Vous pouvez donc jouer sur toutes ces options avec une mise en garde cependant : ne jamais dégrader la qualité de vos pages par souci d'économie. Pensez avant tout à vos lecteurs. Faîtes des tests avec votre propre imprimante.

 

Comment déterminer ses tirages ?

Le gros intérêt du système de la micro-édition ? : vous n’avez aucun stock à gérer puisque vous produisez de chez vous, à façon, en fonction de la demande. Vous êtes à la fois au plus près de l’outil de fabrication et du texte. On se rend vite compte de la souplesse d’un tel système. Un des atouts qu’il génère est de pouvoir tester la portée de votre produit, de prendre la température du marché, et de déterminer à l’aide de la loi des grands nombres, avec une relative précision, le nombre d’exemplaires que vous commanderez par la suite à l’imprimeur. Vous êtes alors maître de vos commandes et vous ne vous retrouverez pas avec un stock invendu de livres et des pertes sèches réduisant votre bénéfice.

Ainsi, on renoue un peu avec une vieille tradition : celle de l’éditeur maître de bout en bout, de la fabrication de l’objet livre. Il peut être aussi fort utile de calculer à partir de combien de livres vendus, vos frais de conception, de fabrication, de publicité seront remboursés et donc à partir de quel moment, vous commencerez à faire des bénéfices. C’est ce qu’on appelle le 'point mort' ou 'seuil de rentabilité' de votre affaire.

Enfin, notons qu'en général, le coût de revient d'un de vos livres imprimé par vos soins, peut être multiplié par 3 à 10 fois à la vente.

 

 

Souplesse de cette technique pour au moins 3 raisons :

vous maîtrisez les quantités à produire 'à la demande' : vous ne gérez pas de stock et travaillez 'à flux tendu'. Ce que vous produisez, vous le vendez (pas d'invendu = pas de perte). Vous n'avez donc pas d'argent à avancer au départ. Votre seul investissement : votre matériel informatique et un stock de papier A4.

vous pouvez continuer à affiner le contenu de votre ouvrage en intégrant le feed-back positif ou négatif de vos clients (lettres, suggestions, commentaires, idées de développement, e-mails de demande de renseignements, etc...). Tout cela avant l'impression définitive de votre ouvrage chez l'imprimeur. Vous enrichissez votre guide et tendez à faire correspondre précisément le contenu informatif avec la catégorie de lecteurs à laquelle vous vous adressez. Résultat : vous élaborez peu à peu un produit en totale adéquation avec votre cible.

cela vous permet d'apprécier la quantité d'exemplaires à commander chez l'imprimeur : vous limitez votre risque financier en n'investissant et ne faisant produire que le volume nécessaire de marchandises.

Seul point négatif que l'on peut trouver à ce système : cela représente un peu de travail pour chaque commande. Mais le tour de main s'acquiert vite : en quelques minutes, vous réussirez à fabriquer des ouvrages tout à fait présentables et commercialisables. Documentez-vous en lisant les informations qui suivent...

 

Equipement nécessaire pour éditer à partir de votre domicile

Au départ, cela ne vous coûte en définitive pas grand chose. Résumons, il vous faut :

un micro-ordinateur,

une imprimante laser N/B (et selon les cas, une jet d'encre couleur),

pour les pages internes : des ramettes de papier A4 / 21x29,7 / 80 Gr (le papier de 60 ou 70 gr est trop mince : résultat, il n'a pas assez de tenu à la sortie de l'imprimante et à tendance à 'gondoler'). Par ailleurs, achetez plusieurs ramettes de papier en une seule fois, vous pourrez ainsi obtenir des prix. Notons également que vous n'êtes pas dans l'obligation d'utiliser impérativement des feuilles blanches pour le corps de votre livre : un gris léger ou un ivoire, peut, par exemple, selon les cas, donner un aspect plus confidentiel à la finition de votre ouvrage et à vos informations.

pour la couverture : ramettes de papier (cartonné) plus épais (A4 / 21x29,7 / 250 Gr ou +),

et une machine à relier pour associer couverture et feuilles volantes ensemble.

Faîtes le calcul : un matériel, somme toute, sommaire que bon nombre de foyers possèdent déjà. Avec ce système et dans ces conditions, rien ne vous empêche donc de commencer petit, de travailler et de vous développer, à votre rythme, à partir de votre domicile, en totale indépendance.

Soignez la présentation et tout particulièrement la couverture de votre manuel : une superbe couverture confère à votre document relié un aspect professionnel. N'oubliez pas : c’est par elle que se fait le premier contact visuel :

Elle doit convaincre d’ouvrir le livre et de le lire. Elle doit donc être séduisante, attirer l’oeil, dégager du mystère et de l'intérêt tout en correspondant au public que vous avez ciblé.

Aidez-vous des logiciels de dessin comme Illustrator et de retouche d’image (Photoshop...) pour sa réalisation. Apposer sur cette couverture, le nom de l'auteur (ou le pseudonyme), le titre et éventuellement un sous-titre explicatif du style 'ou comment...etc'. Ajoutez le logo de votre maison d'édition.

Choisissez un papier plus épais, grenu, cartonné, dans un coloris particulier avec un grammage supérieur à 250 grammes. La couverture doit être produite dans un carton dense et solide pour rigidifier l'ensemble des pages imprimées. La couverture donne la finition finale et participe fortement à la cohérence de l'objet fabriqué.

Il existe dans le commerce, une gamme de couvertures de présentation pour vos documents reliés de différentes qualités et coloris pouvant s’intégrer à l’ensemble : modèle économique, de luxe, pvc, grain cuir, carton marbré, couleur dégradée... Certains modèles existent avec fenêtre : elles laissent apparaître la page titre tout en la protégeant de la saleté et de l'usure. D'autres sont en carton brillant : la couverture 'chromo' augmente par exemple l'impact de votre document. Veillez à ce que vos couvertures soient compatibles avec votre imprimante (laser, jet d'encre...) ou votre photocopieur.

Ce peut être également une sortie couleur (numérique laser chez un professionnel).

Pensez également à la plastifieuse de bureau pour confectionner une couverture de présentation professionnelle plastifiée, résistante à l'humidité et à l'usage, se conservant dans le temps. La plastification est automatique et sans danger, sur tous types de supports, même les plus délicats : du simple badge, à la carte (de visite ou de crédit) en passant par la photo de format A3... Certaines machines permettent des découpes automatiques du format avec possibilité de bordure arrondie. Renseignez-vous...

 

 

La reliure en micro-édition

Le relieur : si vous décidez de relier vos documents vous-même, munissez-vous d'une machine à relier. Les tarifs commencent à 100 € pour ce type d'outil. Il existe 2 grandes familles de relieur :

la machine à relier classique, ce matériel de reliure associé à ce type de travaux est d’utilisation facile :

1 Vous perforez (avec notamment des guides de positionnement du papier pour une perforation plus précise, profondeur de marges réglables, certains appareils ont des leviers de perforation sans effort...),

2 Vous placez la reliure plastique en ouvrant les anneaux de celle-ci avec la poignée prévue à cet effet,

3 Puis insérez les feuilles perforées à l'intérieur des anneaux et refermez les anneaux de la reliure avec la poignée : votre document est relié en un clin d'oeil.

A noter que certaines machines peuvent perforer et relier simultanément un document de plus de 450 feuilles (avec une perforation de 20 feuilles à la fois).

Egalement disponible, le modèle haut de gamme Thermorelieur de bureau : il utilise des systèmes permettant des finitions plus esthétiques et plus classiques, comme le système de reliure thermique, capable de créer un manuel parfaitement relié, en une seule petite minute. Certaines machines permettent de relier des documents comportant jusqu’à 425 feuilles soit une capacité de 51 MM. Les couvertures de présentation sont spécialement adaptées pour les machines à relier thermique (avec intérieur du dos pré-encollé pour une utilisation parfaite avec les machines à thermosoudure). La technique est simple, elle consiste à utiliser un système de colle chauffée par la machine. En pratique :

1 vous insérez les documents dans la couverture : vous avez un guide d'épaisseur pour sélectionner la bonne taille de couverture en fonction de l'épaisseur des documents,

2 vous placez le dossier dans la machine,

3 et laissez refroidir une minute dans le compartiment de refroidissement : votre document est relié (le cycle de reliure est automatique : signaux lumineux indiquant l'étape final).

A noter également, une première solution d’une grande simplicité : le classeur avec un autocollant imprimé sur la couverture.

Les reliures : vous pouvez opter pour les baguettes plates emboîtables pour relier vos documents sans appareil. Ces baguettes en plastique se glissent sur la tranche de vos pages et maintiennent ces dernières aussi fermement que des pinces à ressort. Ce système convient plutôt à des petits volumes de pages. Mais il existe d'autres reliures pour les plus gros volumes :

spirales de bureau en plastique briant souple à anneaux pour relier facilement quelque soit l'épaisseur. Chaque anneau s'adapte parfaitement à la perforation et reste solidement en place. Ne casse, n'accroche ni ne raye en utilisation normale.

peignes, boucles, boudins, reliures métalliques très solides, de différentes couleurs, reliures en polypropylène recyclable etc... Le choix est large : tout est affaire de goût.

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